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Empires : histoire des colonisations

publié le , mis à jour le

Séminaire « Empires. Histoire des colonisations »

2013-2014

Séminaire organisé par Hélène Blais (Paris Ouest Nanterre), Armelle Enders (Paris-Sorbonne), Emmanuelle Sibeud (Paris 8), Pierre Singaravélou (Paris I-IUF) et Sylvie Thénault (CNRS)

Le lundi de 18h à 20h.

École normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005

Salle de séminaire de l’IHMC, 3e étage, escalier D

Ouvert à tous les chercheurs travaillant sur les colonisations et sur les empires, aux époques moderne et contemporaine, au-delà des frontières tracées par les disciplines ou par les aires culturelles, ce séminaire entend être un lieu de réflexion collective et de débat autour des objets, des concepts et des démarches qui renouvellent et élargissent actuellement les perspectives de recherche.

Nous nous proposons cette année d’aborder le thème des « sujets d’empires ». Nous souhaitons continuer à interroger la nature et les caractéristiques des constructions impériales, en revenant sur les modes d’assujettissement, sur les discriminations et les différenciations entre populations, sur les questions de citoyenneté et de droits. Le séminaire s’intéressera également aux initiatives des sujets des empires : à leurs possibilités et à leurs stratégies de participation, de retrait, d’évitement, de contestation et d’opposition. Les séances mettront en regard des études de cas et des analyses méthodologiques ou historiographiques. Elles pourront notamment porter sur les sources, sur les questions d’approche ou sur l’apport des perspectives impériales dans l’étude des colonies.

On s’attachera donc aux dispositifs qui définissaient les statuts et les conditions de vie des populations : la diffusion de normes juridiques et administratives ; les flux migratoires ; le rôle de l’armée et de la conscription ; les politiques linguistiques et scolaires ; le fait religieux ; les pratiques sociales et culturelles. Jusqu’à quel point les « sujets » ont-ils éprouvé la conscience d’appartenir à un « empire » ? Quels sont les niveaux (local, régional, territorial, fédéral, national, impérial) d’identification des sujets impériaux ? Comment se conjuguent la fidélité à la « petite patrie » et l’obédience à l’Empire ? Quels sont les groupes sociaux qui sont réceptifs à l’idée impériale ou en sont les principaux vecteurs ? Inversement, quels sont les groupes sociaux qui restent à l’écart des empires, et pourquoi ?

Programme des séances :

7 octobre : Alessandro Stanziani (Ehess) : « Connections impériales. La limite incertaine entre travail libre et travail contraint. France, Angleterre et îles Mascareignes, 18e-19ème siècle »

4 novembre : Ian Coller (La Trobe University, Melbourne), « Marseille et les origines locales de l’empire colonial français, 1257-1830 »

2 décembre : Guillaume Lachenal (Université Paris-Diderot), “Un médicament pour la race. La Pentamidine et la racialisation de la médecine coloniale à la fin des Empires”

13 janvier : Renato Franco (Universidade Federal Fluminense), « Une nouvelle forme de pauvreté ? Colonisation, esclavage et statut social en Amérique portugaise »

3 février : Luc Chantre, (CRIHAM, EA 4270), Universités de Poitiers et Limoges : Les puissances coloniales et le pèlerinage à La Mecque : des pèlerinages d’empire ?

3 mars : Anne Hugon (Université Paris 1) : « La réforme de la maternité en contexte colonial (Ghana, des années 1910 aux années 1950) : histoire des femmes, histoire du genre ou histoire de la colonisation ? »

7 avril : Saliha Belmessous (University of New South Wales), autour de son ouvrage : Native Claims. Indigenous Law against Empire, 1500-1920 (Oxford University Press, 2010).

5 mai : Gareth Austin (Institut de hautes études internationales et du développement, Genève), « Capitalisme colonial et agency africaine : le Ghana et le Nigéria dans une perspective comparée ».

16 juin : Vanessa Caru ( CEIAS-CNRS-EHESS) : « Sujets d’intérêts : les classes possédantes urbaines et les grands travaux à Bombay »